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Le perfectionnisme des enseignants : un faux coupable… et un vrai signal intérieur

On entend souvent dire que le perfectionnisme est la cause de la procrastination.

Que si on n’avance pas dans son projet, c’est qu’on veut que tout soit “trop parfait”.

Mais en réalité, cette idée est fausse — et même un peu dangereuse.

Le mythe du perfectionnisme paralysant

Dans l’Éducation nationale, on apprend très tôt à “bien faire les choses” :

préparer chaque séance, corriger chaque copie avec soin, penser à tout pour les élèves.

Cette rigueur et ce sens du devoir font partie intégrante du métier.

Mais quand on quitte (ou qu’on envisage de quitter) ce cadre, cette exigence devient parfois un fardeau.

On se dit :

“Je ne suis pas prête.”
“Je dois d’abord me former.”
“Je veux être sûre avant de me lancer.”

Et on pense que si l’on n’avance pas, c’est parce qu’on est trop perfectionniste.
Mais selon plusieurs études (notamment celles du chercheur Piers Steel),
le perfectionnisme n’est pas la cause principale de la procrastination.

Les personnes perfectionnistes procrastinent moins que la moyenne,
car elles ont souvent un haut niveau d’engagement et une réelle conscience professionnelle.

Ce qui bloque, ce n’est pas l’exigence.
C’est le manque de sécurité intérieure.


Le vrai fond du problème : la peur

Derrière le “je veux bien faire”, il y a souvent un besoin de sécurité :

  • Peur de se tromper.
  • Peur de décevoir.
  • Peur d’échouer (ou de réussir).
  • Peur de perdre son identité d’enseignant(e).

Ces peurs ne sont pas faibles.
Elles sont l’expression d’un système nerveux fatigué, malmené, qui cherche à se protéger.

Alors forcément, le passage à l’action devient difficile.
Pas parce qu’on est “trop perfectionniste”…
Mais parce qu’on est épuisé, fragilisé, en perte de confiance.


Et si on commençait par se réparer avant d’agir ?

Avant de vouloir “se reconvertir vite”, il est essentiel de retrouver un socle intérieur stable :

  • Se reconnecter à ses valeurs.
  • Reconnaître son parcours et sa valeur humaine.
  • Refaire confiance à son intuition.
  • Réapprendre à agir pour soi, et non pour correspondre à une norme.

Ce travail intérieur, c’est la vraie clé d’une reconversion durable et sereine.
Parce que sans confiance, même la meilleure formation ou le meilleur projet finit par s’essouffler.



Alors, la prochaine fois que tu te dis “je suis trop perfectionniste”…

Arrête-toi un instant.
Respire.
Et demande-toi plutôt :

“De quoi ai-je besoin, ici et maintenant, pour me sentir en sécurité dans ce que je fais ?”

Tu verras, la réponse n’est pas dans “faire mieux”, elle est dans être mieux avec toi-même.

Tags :
Épanouissement professionnel