Quand on est enseignante et que l’on commence à envisager une reconversion, une question revient presque systématiquement :
« Est-ce que je dois faire un bilan de compétences ? »
C’est une question légitime. Le bilan de compétences est très connu, souvent conseillé par l’institution, les syndicats ou l’entourage. Et pourtant, beaucoup d’enseignantes que j’accompagne arrivent après avoir fait un bilan… ou en sentant que ce format ne leur correspond pas.
Cet article a pour objectif de clarifier, en profondeur et sans opposition caricaturale, la différence entre un bilan de compétences traditionnel et mon accompagnement, afin que vous puissiez choisir en conscience ce qui est le plus juste pour vous.
Le bilan de compétences traditionnel : ce que c’est
Un bilan de compétences est un dispositif normé, encadré par un cadre légal précis. Il suit généralement trois grandes phases :
- Phase préliminaire : clarification de la demande, du cadre et des objectifs
- Phase d’investigation : analyse du parcours, des compétences, des intérêts, parfois via des tests
- Phase de conclusion : synthèse et pistes professionnelles
Il vise principalement à :
- faire un état des lieux des compétences actuelles
- identifier des pistes métiers
- sécuriser un projet professionnel
Un bilan de compétences est limitant, enfermant la personne dans ce qu’elle a déjà fait et dans des cadres prédéfinis, au lieu d’ouvrir un espace pour explorer qui elle est en train de devenir.
En cherchant trop vite à faire entrer un parcours vivant et sensible dans des cases, il réduit l’élan, la créativité et la liberté intérieure plutôt que les révéler.
Mais pour beaucoup d’enseignantes… quelque chose manque
Les enseignantes que j’accompagne ne viennent pas seulement avec une question de métier.
Elles arrivent souvent avec :
- une fatigue profonde, parfois un épuisement
- une perte de confiance
- un sentiment d’échec ou de culpabilité
- une identité très liée au métier
- un corps en tension, en alerte
- une peur financière et existentielle forte
Or, le bilan de compétences ne travaille pas – ou très peu – ces dimensions-là.
Il part du principe que la personne est suffisamment disponible intérieurement pour se projeter.
Mais quand le système a abîmé l’estime de soi, quand le corps est en mode survie, quand la culpabilité est omniprésente, réfléchir à « un nouveau métier » devient soit impossible, soit très théorique.
Mon accompagnement : un cadre radicalement différent
Mon accompagnement n’est pas finançable par le CPF, et c’est un choix assumé.
Pourquoi ?
Parce que j’ai fait le choix de ne pas rentrer dans une nouvelle case, après avoir moi-même quitté celle de l’Éducation nationale.
Je refuse qu’un cadre institutionnel m’impose :
- des durées standardisées
- des livrables formatés
- une logique de résultats rapides
- une approche uniquement cognitive
Mon accompagnement est vivant, profond, individualisé.
Une approche conçue spécifiquement pour les enseignantes
J’ai été enseignante durant 14 années. Je connais :
- la culture du devoir
- la culpabilité de « lâcher »
- la peur du regard
- la difficulté à s’autoriser autre chose
Mon accompagnement est pensé pour répondre aux besoins spécifiques des enseignantes, pas pour cocher des cases administratives.
Il prend en compte :
- le corps (stress, sécurité intérieure, fatigue)
- le système nerveux (théorie polyvagale)
- les blessures de reconnaissance
- la reconstruction de la confiance
- l’identité professionnelle
- la peur financière
Ce que nous travaillons concrètement (et en profondeur)
Contrairement à une idée reçue, toutes les grandes phases d’un bilan de compétences sont bien travaillées, mais autrement, et surtout dans le bon ordre.
1. Sécurisation intérieure
Avant de parler de métier, nous travaillons à :
- apaiser le système nerveux
- sortir de la culpabilité
- retrouver un sentiment de sécurité intérieure
Sans cela, aucune projection n’est stable.
2. Relecture de parcours et compétences
Nous revisitons votre parcours sans le filtre institutionnel :
- mise en lumière des compétences invisibles
- reconnaissance de la valeur réelle de votre chemin
- reconnexion à vos forces naturelles
3. Clarification identitaire
Qui êtes-vous au-delà du rôle d’enseignante ? Qu’est-ce qui vous anime profondément ? Quelles valeurs ne sont plus négociables ?
4. Exploration des possibles
Nous explorons des pistes réalistes et vivantes, en lien avec :
- votre énergie
- votre rythme
- votre vie personnelle
- votre sécurité financière
5. Décision et mise en mouvement
Il ne s’agit pas de « tout quitter ». Il s’agit de construire une trajectoire, parfois progressive, parfois hybride, toujours respectueuse de vous.
Une différence majeure : le rythme et la relation
Un bilan de compétences est limité dans le temps.
Mon accompagnement s’inscrit dans une relation, un processus.
Il laisse la place :
- aux doutes
- aux ajustements
- aux temps de pause
- aux prises de conscience profondes
On ne force pas une reconversion. On la fait émerger.
Il n’y a pas de nombres de séances et d’heures de travail limitées.
En résumé
Le bilan de compétences est un outil.
Mon accompagnement est un chemin de transformation.
Le bilan de compétences s’adresse uniquement à une personne qui va globalement bien.
Mon accompagnement s’adresse aussi à celles et ceux qui ont été abîmé.e.s par le système, qui sont en état d’épuisement et qui ont besoin de se reconstruire avant de se projeter.
Le bilan cherche une réponse.
Mon accompagnement restaure d’abord la personne qui pourra ensuite choisir.





